Aménagement intérieur

En route vers des bâtiments durables ou la chasse à l'énergie grise 

A l'horizon 2018, la loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte fixe l'objectif d'une réglementation environnementale ambitieuse pour les bâtiments neufs avec la prise en compte de l'énergie grise du bâtiment, et à l'horizon 2020, la généralisation des bâtiments à énergie positive.

Utiliser un isolant en paille pour rénover une maison ancienne : un bon bilan pour l'énergie grise !

Utiliser un isolant en paille pour rénover une maison ancienne : un bon bilan pour l’énergie grise !


 

 

 

 

 

 


1. Energie d'usage et énergie grise
L'énergie grise est l'énergie nécessaire à la production et à la fabrication des matériaux ou des produits industriels. Elle comprend l'énergie nécessaire à l'extraction, le transport, la fabrication, la commercialisation, l'usage et le recyclage d'un matériau. L'énergie grise est donc le bilan énergétique du cycle de vie d'un produit, de l'extraction des matières premières pour sa fabrication jusqu'à son recyclage, ou sa démolition si l'on parle de « bâtiments ».
Quant à l'énergie d'usage, c'est, pour le « bâtiment » toujours, l'énergie consommée par ce dernier tout au long de sa vie, de son utilisation.

2. En pratique
Jusqu'à aujourd'hui, les différentes évolutions de la réglementation thermique des bâtiments se sont uniquement concentrées sur la problématique de la consommation d'énergie, mais n'ont jamais abordé le sujet de l'énergie grise. Pourtant celle-ci risque d'augmenter fortement avec le surplus d'isolation nécessaire pour atteindre les objectifs fixés. Et cette énergie grise devient même non négligeable quand on la compare à l'énergie d'usage consommée par un bâtiment performant sur sa durée d'utilisation. En conséquence, il devient indispensable d'avoir dès à présent, une réflexion et une prise en compte de l'énergie grise lors des choix constructifs dans le cadre d'un projet neuf.

3. Des impacts encore difficiles à évaluer et à comparer
Actuellement, l'énergie grise n'est pas normée au niveau international et donc son calcul n'est pas encore « harmonisé » entre les différents pays. En France, les Fiches de Déclaration Environnementales et Sanitaires (FDES) qui consignent l'énergie grise des matériaux de construction, ne garantissent pas l'indépendance des informations fournies, puisqu'elles sont réalisées directement par le fabricant.

Toutefois, une évolution réglementaire récente (en date du 1er juillet 2017) prévoit l'obligation de faire vérifier les nouvelles FDES par un organisme tiers de confiance. Cette évolution va donc permettre de comparer objectivement les différents matériaux.

4. Et pour les matériaux de construction ?
A l'heure actuelle, quasiment tous les matériaux se prévalent d'être « écologiques ». Or un matériau issu de ressources naturelles renouvelables ou du recyclage d'un autre matériau (verre, papier, roche) n'aura pas forcément une énergie grise faible : certains pourront nécessiter de grandes quantités d'eau pour leur production, des distances de transports très importantes, ou des traitements faisant intervenir des produits chimiques toxiques.
Par exemple, la production d'un m³ de fibre de lin consomme 30 kWh, celle d'un m³ de ouate de cellulose, 50kWh, et celle d'un m³ de laine de roche, trois fois plus (150 kWh). On passe même à 850 kWh pour un m³ de polystyrène extrudé et 1400 kWh pour un panneau de fibre de bois !

En conclusion, le matériau parfait serait un matériau local, d'origine végétale, peu transformé et issu d'une filière courte de fabrication ! Enfin, il devient aussi logique de donner la priorité à la rénovation de bâtiments plutôt qu'à leur démolition pure et simple pour reconstruire derrière du neuf.

Cumul énergie grise

4. Et demain ?
Suite à l'accord de Paris à l'occasion de la COP 21, l'État français et les acteurs de la construction se sont engagés vers une ambition sans précédent pour produire des bâtiments à énergie positive et bas carbone. La France place le secteur du bâtiment au cœur de sa stratégie pour relever le défi du changement climatique.
A l'horizon 2018, la loi de transition énergétique pour la croissance verte permettra la mise en place d'un standard environnemental ambitieux pour les bâtiments neufs. Dès aujourd'hui, cette ambition se prépare pour contribuer à la lutte contre le changement climatique autour de deux grandes orientations pour la construction neuve, c'est-à-dire en généralisant les bâtiments à énergie positive, et en favorisant le déploiement de bâtiments à faible empreinte carbone tout au long de leur cycle de vie, depuis la conception jusqu'à la démolition.
C'est dans ce contexte que l'État a lancé un label volontaire dédié à la valorisation de ces deux objectifs : le label Énergie + Carbone – (E+C-), qui devrait à l'horizon 2020, remplacer l'actuelle réglementation thermique (RT2012).

CAUE de l'Aude
Maison de l'Architecture et de l'Environnement
28 avenue Claude Bernard 11000 Carcassonne
Tél : 04 68 11 56 20



 

 





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